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Influenza aviaire : maintien des consignes de vigilance

 
Influenza aviaire : maintien des consignes de vigilance

Le niveau risque élevé en France

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau "élevé" sur l’'ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l'’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Note d'information sur l'influenza aviaire (les différents virus, les mesures en cas de suspicion ou de cas avéré, le rôle des maires et de la DDCSPP) :

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Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national, à savoir :

  • l’'obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)
     
  • l'’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œoeuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’'eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’'influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages .
     
  • l'’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national.

    Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions par le préfet, tout comme l'utilisation des appelants.
    Envoyer la demande d'autorisation à l'aide du formulaire ci-dessous dûment complété à la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations - 30, rue de l'Hôtel de Ville - CS 58434 - 79024 NIORT CEDEX

    > Demande_derog_transport-lacher - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,01 Mb

Pour en savoir plus, l'ensemble des mesures et les dérogations sont détaillées à l'adresse suivante: http://agriculture.gouv.fr/les-mesures-et-indemnisations, dans la rubrique Gestion des nouveaux cas H5N8


Cas d'influenza aviaire en Deux-Sèvres

Le virus H5N8 a la particularité de se propager très facilement parmi les oiseaux, le virus H5N1 est faiblement pathogène. Les virus détectés en Deux-Sèvres ne sont pas contagieux pour l’homme. La consommation de volailles et de produits issus de volailles ne présente aucun danger.

Les mesures déjà prises sont maintenues. 

Elles concernent l’ensemble des élevages de volailles, y compris ceux des particuliers, situés dans le périmètre de 10 km, et consistent principalement en :

- l’interdiction d’entrée et de sortie de volaille ;
- l’interdiction d’entrée et de sortie d’œufs et de produits issus de volailles ;
- l’enfermement ou la mise sous filet des volailles ;
- pour les volailles sous filet, la protection de l’alimentation et de l’abreuvement vis-vis des déjections des oiseaux sauvages ;
- la limitation des mouvements des personnes et des animaux domestiques ;
- l’interdiction aux véhicules extérieurs aux exploitations ou aux basses-cours de pénétrer sur les exploitations ou propriétés ;
- la désinfection des véhicules autorisés à l’entrée et à la sortie des exploitations ou propriétés.

Pour les élevages professionnels, des dérogations aux entrées-sorties peuvent être accordées par la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) sous réserve de mesures de précautions particulières.

Par ailleurs dans le périmètre des 10 km :

- les rassemblements d’oiseaux tels que les foires, marchés et les expositions sont interdits ;
- les lâchers de gibier sont interdits ;- le transport et l'utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau sont interdits ;
- le transport et l’épandage du fumier et du lisier provenant de volailles ou gibier à plume est interdit.


Le point de situation des cas d’influenza aviaire identifiés au 13 janvier 2017 est le suivant :

  • un cas de H5 N8, hautement pathogène, sur la commune de Fors le 2 janvier 2017
  • un cas de H5 N8, hautement pathogène, sur la commune de la Chapelle-Bâton le 2 janvier 2017
  • un cas de H5 N1, faiblement pathogène, sur la commune d’Augé le 11 janvier 2017
  • un cas de virus apparenté au H5 N8 , hautement pathogène, sur la commune d’Augé le 12 janvier 2017

A ce jour, au regard des analyses reçues, aucun nouveau cas ou suspicion n’a été identifié. Les analyses se poursuivent.

Au-delà du périmètre de surveillance, des analyses peuvent être conduites dans des élevages ayant eu des contacts avec les exploitations infectées pour s’assurer qu’il n’y ait pas eu propagation du virus.

Les zones de protection et de surveillance qui ont été mises en place autour des foyers sont visibles ci-dessous :

- Foyer de FORS

- Foyer de la CHAPELLE BATON

- Foyers à AUGE

Carte des périmètres de protection et de surveillance concernés par les arrêtés préfectoraux :

> carteZPZS-1 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,21 Mb

Consulter les arrêtés préfectoraux réglementant la chasse dans ces zones  :

Les arrêtés préfectoraux des 4 et 11 janvier 2017 relatifs à la fermeture de la chasse au gibier à plume et d'eau pour cause d'influenza aviaire hautement pathogène sont abrogés et remplacés par celui du 10 février 2017.

> arrete chasse 10 fev 2017 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,08 Mb

Recommandations du préfet

Le préfet appelle les maires et tous les acteurs, notamment les vétérinaires, les éleveurs, les chasseurs, les propriétaires particuliers de basse-cour et les autres détenteurs d’oiseaux, à mettre tout en œuvre pour éviter la propagation du virus H5N8.

Les mesures de biosécurité doivent être impérativement respectées et toute mortalité suspecte d’oiseaux doit être signalée :

aviaire qui contacter

Un renforcement des mesures de biosécurité a été mis en place notamment pour protéger les basses-cours (confinement, déclaration de la basse-cour, ....).

poules

 

Dans les communes en zone de protection et de surveillance, les particuliers sont invités à déclarer leur basse-cour auprès de leur mairie ou sur le site internet : http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr
Tous les mouvements de personnes doivent être limités dans les périmètres réglementés.

Les mesures de biosécurité dans les basses-cours :

> doc basse-cour - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,15 Mb

 


Pour contenir la propagation du virus de l’influenza aviaire, la vigilance doit impérativement être maintenue sur les mouvements des animaux vivants, des matériels et des personnes intervenant en élevage de volailles.

Une attention toute particulière doit être portée sur le transport qui concerne à la fois les enlèvements d’animaux vivants ou autres denrées telles que les œufs mais aussi les livraisons des produits extérieurs nécessaires à la production (alimentation animale, gaz, fioul...) et les enlèvements d’animaux morts et des sous-produits animaux (ex. fumiers et lisiers).

Dans ce contexte, il est de la responsabilité du transporteur et de l’éleveur de mettre en œuvre des mesures de biosécurité adaptées.

Les grands principes suivants devront être respectés :

- la zone de production de volailles n’est pas une zone de manœuvre, son accès doit être limité aux seules activités liées à l’élevage de volailles ;

- l’entrée dans cette zone exige, au préalable, un nettoyage et une désinfection du véhicule (roues et bas de caisse) pour éviter toute introduction du virus dans l’élevage ;

- la sortie de cette zone impose également un nettoyage et une désinfection afin d’éviter de propager l’éventuel virus présent dans l’élevage. Dans le cas particulier de transports d’animaux vivants ou morts (équarrissage), des dispositifs adaptés doivent être mis en place afin de garantir l’étanchéité du véhicule. Aucune déjection ou plume ne doit être disséminée durant le transport ;

- le chauffeur ne doit pas être une source de propagation du virus : il doit utiliser des équipements adaptés, nettoyer et désinfecter ses bottes ainsi que laver ses mains à l’entrée et à la sortie de l’élevage.

Les protections jetables (sur-bottes, blouse, gants....) doivent être utilisées puis rester sur la zone de production dans un sac poubelle prévu à cet effet.

- sauf en cas d’absolue nécessité, les communes de Saint Christophe sur Roc, la Chapelle Bâton et Augé ne doivent pas être traversées en raison des foyers d’influenza aviaire détectés fin décembre 2016 et en janvier 2017.

- les transports de volailles et d’œufs au départ d’un élevage situé dans les 47 communes de la zone réglementée du département doivent être autorisés par le Directeur de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) des Deux-Sèvres après délivrance d’un laissez-passer. Des mesures particulières sont exigées.

Infographie : la biosécurité dans les élevages pour stopper la propagation du virus H5N8

> infographie_ia_biosecurite_00 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,17 Mb


L’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) participe au renforcement de la surveillance de la faune sauvage

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Suite aux premiers cas découverts d’Influenza aviaire en Deux-Sèvres, le Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale, placé auprès du ministère de l'agriculture  a missionné l'ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage pour réaliser systématiquement des recherches actives autour des différents foyers détectés.

Sont ciblés : les cadavres des espèces d'oiseaux liés aux zones humides et plus particulièrement les canards, cygnes, oies, poules d'eau, mouettes et goélands. Les oiseaux trouvés sont transférés au LASAT (le laboratoire d'analyse Sèvres Atlantique) pour analyse.

Pour réaliser cette mission,l'ONCFSOffice national de la chasse et de la faune sauvage s'appuie sur le réseau SAGIR et la Fédérations des chasseurs. C’est un réseau de surveillance épidémiologique des oiseaux et des mammifères sauvages terrestres en France.