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Inauguration de la Maison de santé d'Echiré

 
 
Inauguration de la Maison de santé d'Echiré

Isabelle DAVID, préfet des Deux-Sèvres, a participé à l'inauguration de la Maison de santé d'Echiré en présence d'Alain ROUSSET, président de la région Nouvelle-Aquitaine et de nombreux élus de la Communauté d'Agglomération du Niortais (CAN) le jeudi 26 avril 2018.
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Au cours de son allocution (ci-dessous), le préfet a fait référence au Plan du Gouvernement pour l’égal accès aux soins dans les territoires qui propose des solutions aux problématiques identifiées par les patients, mais aussi par les élus et les professionnels de santé.

Le plan s’articule autour de 4 axes prioritaires :

1- Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients : une présence médicale et soignante accrue

2- La mise en oeuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances

3- Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue

4- Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale

C'est dans ce cadre, que le préfet a rappelé  l'importance du regroupement des médecins dans les Maisons de santé pluridisciplinaires qui permettent, en priorité, de lutter contre la désertification médicale et répondent aux besoins de la population.

Discours du préfet :

Je suis très heureuse d’être ici avec vous pour inaugurer cette maison de santé pluridisciplinaire.

Cette maison de santé disciplinaire d’Echiré, comme les 23 qui fonctionnent aujourd’hui dans les Deux-Sèvres, et les cinq en projet, s’inscrivent parfaitement dans le plan du gouvernement pour renforcer l’accès territorial aux soins, plan qui a été présenté en octobre 2017 par le Premier ministre.

Dans le contexte d’insuffisance de professionnels de santé que connaît notre pays, le gouvernement a décidé d’amplifier les mesures qui donnent de bons résultats et de lever systématiquement tous les obstacles qui empêchent les acteurs de mettre en place des solutions adaptées à leur territoire.

Compte tenu de la situation médicale en France, il est crucial d’innover pour répondre aux besoins médicaux de la population.

Plusieurs leviers sont à renforcer en s’appuyant sur les collectivités.

La télémédecine pourra se développer grâce à l’accélération de la couverture du territoire en haut débit qui sera effective dès 2020. Les crédits du fonds d’intervention régional destinés au développement de la télémédecine seront doublés dès cette année pour passer à 18 millions d’euros

Des actions visant à rendre l’exercice de la médecine plus attractif dans des zones qui attirent insuffisamment les soignants vont se multiplier.

Je citerai les nouveaux contrats permettant à des médecins de se partager entre médecine de ville et pratique hospitalière dans les territoires en déficit d’offres de soins.

J’évoquerai également la diminution des tâches administratives à la charge des professionnels de santé qui sera aussi la bienvenue, que ce soit à l’installation ou au cours de la vie professionnelle. Cette mission de simplification a été confiée à l’IGAS.

En complément des mesures que je viens d’évoquer, le renforcement des incitations financières afin d’aider à l’installation et à l’exercice des médecins dans les territoires où l’offre de soins est insuffisante bénéficiera de 200 millions d’euros sur cinq ans.

Enfin le développement des maisons médicales qui en favorisant la coopération entre professionnels de santé permet de lever leurs réticences à s’installer face à la solitude de l’exercice et à la charge de travail qui en découle sera fortement incité. Dans le cadre du grand plan d’investissement, 400 millions d’euros y seront consacrés pour doubler le nombre de maisons et centres de santé d’ici 5 ans.

Toutes ces opportunités doivent être saisies par les territoires pour lutter contre la désertification médicale. Dans les Deux-Sèvres, l’accès aux soins est une préoccupation majeure. L’offre médicale y est la plus faible de la région Nouvelle-Aquitaine tant en médecine générale libérale qu’en médecine spécialisée. Un tiers des médecins généralistes sont en outre âgés de plus de 60 ans.

Et conformément à ce que j’ai découvert et apprécié dans les Deux-Sèvres, face à ces carences, une collaboration entre tous les acteurs, collectivités locales, ARSAgence Régionale de Santé, services de l’Etat et bien sûr, soignants, a créé une remarquable dynamique que je tiens à souligner.

Le plan territorial d’accès aux soins des Deux-Sèvres qui est une déclinaison du plan national a permis d’innover pour faire face aux difficultés.

Je citerai quelques actions notables résultant de cette excellente coopération où l’ARSAgence Régionale de Santé a eu un rôle crucial.

En 10 ans, plus de 300 professionnels se sont regroupés dans des maisons médicales.

- 300 postes d’assistants partagés entre la ville et l’hôpital (81 contrats de médecin adjoint ont été signés depuis 2010) ont été créés.
- 13 consultations avancées fonctionnent,
- 12 sont en projet dans le cadre de la mise en œuvre du plan départemental des consultations avancées
- le déploiement des cabinets ASALEE se poursuit. Il s’agit du protocole de coopération entre médecins généralistes et infirmiers permettant aux infirmiers de suivre et d’accompagner les patients atteints de pathologies chroniques. Dans le département 17 infirmiers ASALEE sont installés depuis 2013, pour une trentaine de médecins délégants.

- j’évoquerai également la dynamique Ville-Hôpital dans le cadre du Groupement Hospitalier de Territoire qui est réelle et structurante. Je peux même souligner que c’est la meilleure dynamique régionale de coopération entre les médecins et l’hôpital.

- Enfin, je soulignerai que le schéma régional de santé se décline dans le schéma départemental d'amélioration de l'accessibilité des services au public que le président du conseil départemental et moi allons signer bientôt. Un des enjeux identifiés est effectivement "la démographie médicale et les enjeux liés au maintien des services de soins et de santé sur les territoires".

En effet, pour améliorer l'offre de santé, il est crucial de renforçer l'implication des territoires dans la conduite des politiques de santé.

C’est dans cette dynamique que s’inscrit la maison de santé d’Echiré qui permet aux habitants de la commune d’Echiré et du territoire environnant de bénéficier des soins qu’ils nécessitent dans de très bonnes conditions, comme nous avons pu le constater.

Cet établissement labellisé résulte d’un important travail de coordination avec les élus des communes concernées (Villiers-en-plaine, St Rémy, St Maxire, Sciecq) et les professionnels de santé, auquel l’ARSAgence Régionale de Santé a apporté son expertise pour l’ingénierie de projet et les coopérations inter professionnels de santé. 

Nous pouvons tous nous réjouir de cette réalisation qui illustre parfaitement une coopération de tous réussie au profit du bien commun.

C’est parce que cette maison de santé pluridisciplinaire répond parfaitement aux besoins des habitants de ce territoire que l’État a apporté outre de l’expertise, des financements conséquents d’un montant total de 224 000 euros via la DETR et le FNADT.

Je conclurai en indiquant pour ceux qui sont intéressés que le 27 avril, l’ARSAgence Régionale de Santé organise une conférence de presse départementale au sein de la MSP de Saint Loup Lamairé lors de laquelle, ARSAgence Régionale de Santé, CPAM et CDOM présenteront le plan territorial d’accès aux soins avec ces spécificités 79.

Merci